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Briefe / Mitteilungen

Les nécessités et les écueils des limitations

DOI: https://doi.org/10.4414/saez.2018.17402
Veröffentlichung: 05.12.2018
Schweiz Ärzteztg. 2018;99(49):1742

Dr Jean-Pierre Grillet, Genève

Les nécessités et les écueils 
des limitations

Lettre à propos de: Brandenberg JE, Nombre minimal de cas – gage de qualité ou succédané? Bull Med Suisses. 2018;99(47):1647–8.

L’article de Dr Brandenberg montre avec la finesse et la clarté qu’on lui connaît, les nécessités et les écueils des limitations. C’est au total une affaire de bon sens, qui devrait se régler par les médecins et entre médecins et pas par des règlements administratifs ou politiques.

La médecine évolue et devient plus commerciale. Les chirurgiens en pratique privée sont déjà poussés par les cliniques à opérer afin de remplir les lits des établissements. Si l’on rajoute à cela des quotas à remplir par chirurgien, alors mieux vaudra ne pas passer trop près de leurs cabinets, sous peine de se faire opérer, même si cela n’est pas vraiment nécessaire! Comment un chirurgien, même doté d’une déontologie inébranlable, va-t-il pouvoir résister à tant de pressions?

Je vois donc, dans ce type de procédure, un élément qui peut avoir de lourdes conséquences non seulement sur le plan purement médical, mais aussi financier, avec des augmentations des coûts et des primes d’assurance, dans une période où l’on essaye de ­diminuer la facture des soins et où nous sommes déjà la cible d’attaques répétées et ­injustifiées de la part des politiciens et de l’OFSP.

Un autre phénomène risque également de se produire, avec une concentration des interventions dans certains centres, universitaires entre autres, et une mise au chômage d’excellents chirurgiens installés en privé qui ­n’auront juste pas atteint le chiffre fatidique, parce qu’ils auront eu l’honnêteté de ne pas intervenir lorsque ce n’était pas absolument nécessaire.

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